Caméras Noires


Catalogue des films

 

Conakry de Filipa César, Grada Kilomba & Diana McCarty
(10 min) – 2013


Mis en scène à la Maison des Cultures du Monde à Berlin, Conakry est un plan séquence filmé en 16mm qui voyage à travers le temps, l’espace et les medias afin de revisiter un film d’archive issu des archives guinéennes de l’Instituto Nacional de Cinema e Audiovisual (National Institut for Cinema and Audiovisual, INCA). L’extrait en question documente une exposition mise en place par Amílcar Cabral au Palais du Peuple à Conakry en 1972, qui faisait état du conflit contre le pouvoir colonial Portugais. Pour le film, Filipa César a convié l’auteure et artiste Portugaise et l’activiste et auteure radio Diana McCarty à réfléchir sur ses images et l’Histoire qu’elles véhiculent.



L’Auteure

Diana Mc Carty vit et travaille à Berlin. Elle est l’une des fondatrices de l’acclamée radio pour artistes libres, Reboot.fm 88.4 FM et co-fondatrice de la newsletter Faces-I. McCarty s’est depuis longtemps penchée sur les questions liées au féminisme radicale.
Le bleu blanc rouge de mes cheveux de Josza Anjemb
(21 min) - 2016

À dix-sept ans, Seyna, une adolescente d'origine camerounaise, se passionne pour l'histoire de la France, le pays qui l'a vue naître et dont elle est profondément amoureuse. Son baccalauréat en poche et sa majorité approchant, Seyna n'aspire qu'à une chose : acquérir la nationalité française. Mais son père, Amidou, s'y oppose farouchement.



L’Auteure

Parallèlement à ses études, Josza est journaliste pour divers magazines de société et d’actualité. Séduite par les histoires qu’elle entend et passionnée par l’image, elle rêve secrètement d’affirmer son point de vue. En 2008, elle décide donc de se former et se lance dans la réalisation de son premier documentaire Massage à la camerou-
-naise
, sélectionné en festivals et diffusé sur LCP. “Le Bleu Blanc Rouge de mes cheveux » est son premier film de fiction.
Au fantôme du père de Marie Laurentine Bayala
(52 min) - 2017

Claire Lagedemond est une métisse franco-burkinabè qui a grandi au village auprès de sa grand-mère.  Elle a été séparée de son père à 6ans. Agée aujourd'hui de plus de 40 ans, le désir de retrouver ce père devenu un fantôme  pour elle, devient une obsession.  Sa quête identitaire  la renvoie à son passé douloureux qu'elle partage avec son géniteur  tout en menant ses enquêtes. A côté, elle se bat pour que son fils dont le père est absent, ne vive pas la même situation qu'elle.

L’Auteure

Marie Laurentine Bayala a fait des études en communication et journalisme à l’université de Ouagadougou. Après  avoir obtenu sa maitrise, elle a poursuivi des études cinématographiques à l’Université Gaston Berger (Sénégal) sanctionnées par un Master 2 en réalisation documentaire de création. Laurentine a aussi eu l’opportunité d’étudier le cinéma aux Etats-Unis après sa sélection au Hubert Fellowship Program en 2017. Elle a réalisé au moins 9 films et se lance à présent dans la production avec sa maison de production StorybiZ.
Between God and I, de Yara Costa
(60 min)  - 2018


Karen est une jeune femme musulmane indépendante qui défend la charia sur l'île du Mozambique, connue pour sa diversité. Mais elle est remplie de doutes et de contradictions quant à son identité et à la communauté dans laquelle elle vit. Sur cette île historiquement multiculturelle où les traditions sont profondément enracinées, un islam modéré a jusqu'à présent coexisté de manière harmonieuse avec les autres religions. Mais "l'islam pur" de Karen ne tolère pas les anciennes pratiques et traditions culturelles. À travers un aperçu intime de la vie de Karen, Entre Dieu et moi met en lumière l'humanité des jeunes femmes qui font des choix religieux radicaux, et leurs conséquences dans un contexte plus vaste de conflits religieux.



L’Auteure

Yara Costa est une réalisatrice africaine qui travaille sur les questions d'identité. Son travail reflète ses propres interrogations sur la réalité de l'Afrique contemporaine et à travers le cinéma, elle souhaite partager sa vision du monde. Son premier film "Pourquoi sont-ils ici? Histoires chinoises en Afrique" dessine le portrait de trois immigrants chinois dans différentes régions d'Afrique. Après avoir terminé ses études à l'école de cinéma de Cuba, elle a réalisé "The Crossing", un court- métrage qui traite des tensions entre Haïti et la République Dominicaine, à travers le récit personnel d'un étudiant haïtien de 16 ans qui traverse la frontière tous les jours pour aller à école. "Entre Dieu et moi" est son premier long-métrage documentaire.
Daughters of the Dust  de Julie Dash
(112 min) - 1992


Au début du XXe siècle, plusieurs générations de la communauté gullah – d’anciens esclaves d’Afrique de l’Ouest qui ont conservé de nombreuses traditions de leurs ancêtres yorubas – se sont battus, sur les Sea Islands, au large des côtes de Caroline du Sud, pour défendre leur patrimoine culturel et leur folklore. En même temps, ils se sont préparés à migrer vers le continent, et se sont ainsi encore davantage éloignés de leurs racines. Daughters of the Dust a été le premier film réalisé par une femme afro-américaine à sortir dans de nombreuses salles et a reçu des critiques enthousiastes lors de sa première, en 1991.



L’Auteure

Julie Dash est une réalisatrice de films, clips musicaux et publicités, auteure et créatrice de sites web née à New York. Elle a commencé à étudier le cinéma à Harlem en 1969, avant d’entrer à l’American Film Institute et à l’UCLA, où elle a réalisé The Diary of an African Nun (1977). Illusions (1982), un court métrage salué par la critique, a remporté le prix du jury du meilleur film de la décennie de la Black Filmmakers Foundation. Son premier long métrage, Daughters of the Dust (1991), est le premier film réalisé par une femme afro-américaine à bénéficier d’une sortie en salles aux États-Unis. Son film The Rosa Parks Story (2002), avec Angela Bassett, a été nominé aux Directors Guild Awards.
Noire Amérique de Caroline Blache
2016


Les huit épisodes de cette web série plantent le décor d'une communauté afro-américaine excédée et révoltée face aux injustices qui la meurtrissent: abus hérités de l'esclavage et de la ségrégation, incarcération de masse, violences policières… Des popstars mainstream aux militantes engagées, sans oublier les sportifs ou les vedettes d'Hollywood, les personnalités se lèvent pour dénoncer cette invisibilité historique.



L’Auteure

Née en 1981 à 100 km de Paris, Caroline Blache est historienne, réalisatrice et recherchiste-iconographe. Au sein de l’agence XYZèbre, son métier est de décrypter et de rechercher des images belles et pertinentes, pour des films de fiction et documentaires, des musées… Mêlant ses casquettes, elle a écrit et co-réalisé avec Florent de la Tullaye la web série Noire Amérique (Black&Proud) diffusée sur Arte Creative depuis octobre 2016. Actuellement, en amont des recherches, elle travaille sur un projet lié aux problématiques de mémoire et d’archive.
The Beast de Samantha Nell
(20 min) - 2016


C’est une journée comme les autres au Village culturel Zulu. Shaka, la star favorite du public exprime toute sa frustration auprès de ses collègues en même temps qu’il se donne à voir aux touristes. Lorsqu’il ne parvient plus à se contenir, sa colère atteint des proportions Shakesperiennes.



L’Auteure

La Sud-Africaine Samantha Nell est romancière et cinéaste. Elle est titulaire d’un MFA  de la Tisch School of the Arts Asia de la NYU obtenu à Singapour en 2014. Elle a réalisé et produit des courts métrages sur quatre continents. Ses films ont été montrés dans divers festivals, dont celui de Cannes, l’International Shortfest de Palm Springs et le festival international du film de Durban. Elle a participé en 2017 à Realness, résidence panafricaine pour scénaristes. Le développement de Miles From Nowhere, son premier long métrage, a reçu le soutien de la NFVF - National Film and Video Foundation.
Mariannes Noires de Mame-Fatou Niang
(82 min) - 2016

Elles sont artistes, entrepreneures, intellectuelles, et nous parlent de leur quotidien, de leurs aspirations et de leurs combats. Une chose ressort de ces entretiens : elles sont françaises. Naturellement. Sans questions. Pourtant, leur francité baigne, naît et s’épanouit dans des différences culturelles et esthétiques que la France a encore du mal à intégrer. Mariannes Noires, ce sont sept récits qui s'enlacent et se font écho afin de lever le voile sur une histoire, celle d'une France multiculturelle qui n’est plus à imaginer, une France qui doute, hoquette et s’épanouit dans la vie de jeunes femmes aux parcours à la fois atypiques et ordinaires.



L’Auteure

Mame-Fatou Niang enseigne la littérature française et francophone à Carnegie Mellon University (Pittsburgh, USA). Mame-Fatou Niang s’intéresse aux questions urbaines dans la littérature française contemporaine, ainsi qu’à l’étude de la diaspora noire en Europe. Elle a publié plusieurs articles dans des revues telles que Vents Alizès ou Présence Africaines, en rapport avec le féminisme et la place des femmes en littérature.
Mayotte Hip Hop (R)evolution de Nadja Harek
(52min) - 2017

Il y a dix ans, le hip-hop à Mayotte n’existait pas, ou presque. Aujourd’hui, dans une énergie qui rappelle les origines de cette culture en Occident, toute une jeunesse mahoraise se fédère, par milliers, autour de ce mouvement. Nadja Harek est allée à la rencontre des activistes de ce mouvement. Ils sont danseurs, grapheurs, musiciens, associatifs, et ils permettent à une jeunesse française et pourtant oubliée, de s’exprimer, de rêver. Le hip-hop se révèle être un moyen d’apprendre à croire en eux, à trouver place dans la société, à affirmer leurs rêves et leur identité. Ou pour le dire autrement : une manière de naître à eux-mêmes.



L’Auteure

Née à Cluses en Haute-Savoie, Nadja a fait d’abord des études de Droit à l’université de Grenoble puis des études de cinéma à l’université de Montpellier où elle a réalisé un mémoire sur la culpabilité et l’expiation dans l’œuvre de Martin Scorsese. À la fin de ses études, elle a rejoint le monde professionnel et a exercé les métiers de régisseuse, cadreuse, monteuse, enseignante et formatrice. Elle a réalisé des reportages institutionnels et des captations de spectacle de danse hip hop. Par la suite, elle passera à la réalisation de ses propres films.
Brotherhood de Meryam Joobeur
(25min) - 2018


Mohamed est secoué lorsque son fils rentre après une longue absence avec une femme mystérieuse. La tension monte entre père et fils jusqu’au point de rupture. Brotherhood explore la complexité des relations familiales et l‘effet destructeur des préjugés.



L’Auteure

Meryam Joobeur est diplomée de l’École de Cinéma Mel Hoppenheim de Montréal. Son premier documentaire Gods, Weeds & Revolutions (2012), qui explore la notion de mémoire au travers de maladie d’Alzeihmer et la Révolution Tunisienne fut projeté à l’international, et gagne de nombreuses récompenses. Meryam a participé au Réseaux de Producteur du Festival de film de Carthage, au Berlinale Talents, au TIFF Talent Lab, au Rawi Screewriters’ Lab et au Med Film Factory Directors’ Lab.
Action Kommandant de Nadine Angel Cloete
(90 min) - 2016

Ashley Kriel, jeune activiste et figure centrale de la lutte de libération anti-apartheid, fut tué par la police à l'âge de 20 ans, devenant ainsi un symbole de la résistance sud-africaine. Connu comme le « Che Guevara des Cape Flats », la banlieue défavorisée de Cape Town, Kriel organise des manifestations de protestation dans son école dès l'âge de 13 ans. Ses nombreuses actions et son engagement profond ont contribué à révolutionner la jeune classe ouvrière.



L’Auteure

Nadine Angel Cloete est une cinéaste indépendante. Son travail se concentre sur les questions d’identité et d’histoire. Elle a réalisé diverses émissions pour la SABC ainsi que trois court-métrages documentaires. Action Kommodant est son premier long-métrage documentaire. Il reçut le Prix du Public au Encounters South African International Documentary Festival, le Prix du Meilleur Documentaire à Africa in Motion, 2016. Il fut nominé aux BlackStar Film Festival, USA ainsi qu’au SAFTA.

New Eyes de Hiwot Admasu Getaneh
(12min) - 2015


Au bord d’une rivière, lors d’une matinée a priori ordinaire, une jeune fille timide aperçoit un couple en train de faire l’amour. Troublée, elle tente de se concentrer sur ce qu’elle est en train de faire lorsque le couple rejoint la rivière pour se baigner. Elle n’arrive alors pas à s’empêcher de regarder le corps nu de l’homme qui se lave. Son regard en est transformé et elle observe tout ce qui l’entoure à travers le prisme de son nouveau désir, transformant tout et tout le monde en objet sexuel. Elle entrevoit alors sa vie sexuelle naissante et sa place en tant que femme...

L’Auteure

Hiwot Admasu Getaneh réalise son premier court-métrage, New Eyes en 2015. Celui-ci fut projeté au Festival de Venise pour sa première ainsi qu’au Festival de Toronto. Hiwot participe par la suite à de nombreux workshops et talent labs (TIFF, Addis to Cannes, Berlinale Talents...) Son dernier film documentaire, Letters from Ethiopia, est sorti en 2016.
Rafiki de Wanuri Kahiu
(82 min) - 2018


À Nairobi, Kena et Ziki mènent deux vies de jeunes lycéennes bien différentes, mais cherchent chacune à leur façon à poursuivre leurs rêves. Leurs chemins se croisent en pleine campagne électorale au cours de laquelle s’affrontent leurs pères respectifs. Attirées l’une vers l’autre dans une société kenyane conservatrice, les deux jeunes femmes vont être contraintes de choisir entre amour et sécurité...



L’Auteure

Née à Nairobi, Wanuri fait partie de la nouvelle génération de conteurs Africains. Ses récits et films ont connu un succès international. Ses films ont été projetés dans de nombreux festival à travers le monde. Wanuri a écrit et réalisé six films. Rafiki est son second long métrage.
Freedom Fields, de Naziha Arebi
(97 min) - 2018

Tourné sur une période de cinq ans, Freedom Fields suit le parcours de trois femmes et de leur équipe de foot dans la Libye post-révolution, alors que le pays sombre peu à peu dans la guerre civile et que les espérances du Printemps Arabe se ternissent. À travers les yeux de ces activistes accidentelles, on découvre la réalité d’un pays en transition, où les récits intimes, les romances et les aspirations rencontrent l’Histoire. Un film personnel sur l’espoir, la lutte et le sacrifice sur une terre où rêver est un luxe. Une lettre d’amour à la sororité et le pouvoir d’une « équipe »

L’Auteure

Naziha Arebi est issue du monde du théâtre, qui fait l’objet de ses premières années d’études supérieures. Elle  se spécialise ensuite avec un “MA Screen” (formation au cinéma et à la télévision) lorsqu’elle effectue sa maîtrise au Central Saint Martin College of Arts and Design. Après ses études, elle s’installe en Libye afin de s’imprégner de la culture de son père. Ses créations s’inscrivent dans une démarche aussi bien esthétique que documentaire. Elle a réalisé des courts-métrages et films documentaires pour la BBC Media Action, la Constitution libyenne, Al Jazeera et UN Women. Ses films ont été projetés au Festival du film arabe aux Etats-Unis, ainsi qu’aux festivals du film de Tripoli, d’Edimbourg et de MENA à Londres.
Congo, un médecin pour sauver les femmes d’Angèle Diabang
(52 min) - 2014

Nobel de la paix 2018, le chirurgien congolais Denis MUKWEGE opère depuis quinze ans, dans l’hôpital qu’il a fondé, des femmes victimes de sévices sexuels dans la province du Sud-Kivu. Ce film, qui lui donne la parole, ainsi qu’aux soignants et à leurs patientes, est un cri à la face du monde.



L’Auteure


Angèle Diabang est formée au Média Centre de Dakar (2003), à la FEMIS à Paris et à la Filmakademie en Allemagne. En 2005, elle réalise Mon beau sourire, son premier film, très remarqué et plusieurs fois primé. Suivent quatre autres documentaires, dont Congo, un médecin pour sauver les femmes. Angèle passe à la fiction avec ses court-métrages Ma coépouse bien-aimée (sélection Clermont Ferrand 2019) et Un air de kora (compétition officielle fiction court-métrage, FESPACO 2019).

Nyum Elucubris d’Anna Tjé


Nyum Elucubris est l'histoire d'un arc-en-ciel sans limites. Le corps captif d'une enfant ; sa noyade dans les profondeurs de l'océan avant son évaporation jusqu'aux confins de la voie lactée. Pour devenir une puissante Supernova, Nyum Supernova.

Lorsqu’elle embarque pour le nouveau monde depuis le port négrier de Bimbia, à bord du navire qui lui promet une vie de captivité et d’esclavage, Nyum, qui ne comprend pas ce qui lui arrive n’a pas 8 ans et un corps déjà mutilé par les sévices et le viol. Séparée de sa famille, traumatisée et effrayée par ses persécuteurs, elle ne rêve que d’une chose, retrouver la lumière et les siens. Avec d’autres petites filles, elle décide de sauter du navire, mais Nyambe leur promet bien plus que le repos dans les profondeurs de l’eau...

Qui est Nyum Supernova ? Une divinité africaine Bassa. Celle de la guérison, le pont entre le monde des mortels et des immortels. Telle un arc-en-ciel, Nyum apparaît à celles et ceux qui veulent bien daigner la voir. À travers une pratique de l’élucubration dans un univers mêlant spiritualité et Disco-fantasmagorie, et une installation au delà du temps, l’histoire de Nyum Elucubris, raconte un parcours de captivité, une praxis cathartique, un vortex hétéroglossique et une quête d’émancipation par la renaissance du corps et de l’esprit.

Encapsulée dans une immersion performative et un tesseract de lumière et pensé tel un théâtre archipélique, Nyum Elucubris se présente ainsi comme une constellation de chants, de danses, de rituels, d’images, d’objets sacrés et de conversations chamaniques formant une disco madness. Comme un reflet entre des êtres et un corps mutilé retrouvant sa lumière, son humanité et manifestant sa liberté.




L’Auteure

Anna Tjé, née en 1989, vit et travaille à Paris, est une artiste-performeuse et co-fondatrice de la revue littéraire et artistique Atayé.
À travers une pratique transdisciplinaire et entre usage du corps et du geste, de la poésie et du récit, de la musique, du textile, de l’objet, de l’image et des média, Anna Tjé tente de déconstruire les mécanismes de survie et de guérison dans les dites subcultures.